Portail d'information de la Chaussure, de la Maroquinerie et du Cuir
Rechercher sur ctc.fr
 

Votre espace Perso
Voir votre panier

>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
Installez la barre d'outils ctc.fr
Portail d'information de la Chaussure, de la Maroquinerie et du Cuir
Accueil > Informations filière & Salons > Veille pays > Sri Lanka 06/03
 
Imprimer cette page

Juin 2003

Petite île au sud-est de la pointe méridionale de l'Inde, Ceylan, rebaptisé "Sri Lanka" lors de l'indépendance (en 1948), est fortement exportateur de produits habillement-cuir-textile (environ la moitié de ses exportations).

Même si l'industrie du cuir est relativement limitée en comparaison avec d'autres pays asiatiques, elle présente l'avantage de couvrir toute la chaîne de production, depuis la peau brute jusqu'à l'exportation de produits en cuir.



La production de cuir au Sri Lanka a connu une croissance importante entre 1980 et 1991, en particulier dans la région de Colombo (capitale économique du pays), avec des exportations dirigées vers la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Danemark, la France, la Suède et la Norvège.
Cependant, le CEA (Central Environmental Authority) y a mis un frein : la dispersion des tanneries ne permettait pas la construction de stations de traitement des effluents et le respect des nouvelles réglementations environnementales de 1990.
Les exportations de produits de cuirs finis sont passées de 148,47 millions de $ en 1998 à 132,29 en 1999, puis 120,32 en 2000 ; elles ont encore baissé d'environ 10 % entre 2000 et 2002.

Le secteur du cuir sri lankais est donc relativement réduit par rapport aux pays voisins : certains, comme l'Inde, le Bangladesh, ou le Pakistan ont connu une expansion considérable dans les dernières années en termes de production et d'exportation.
En revanche, d'après l'UNIDO, il a un très fort potentiel de développement mais manque d'investissements.
De plus, les peaux sont souvent de mauvaise qualité, obligeant les tanneries à importer des peaux brutes et des cuirs semi-finis. L'actuelle capacité de tannage serait d'environ 10 millions de pied carré, avec un apport de 500 000 peaux de vaches, 120 000 de buffles et 200 000 de chèvres. Mais cela reste insuffisant pour couvrir la demande locale, 40 % de ces peaux étant abîmées par des parasites.

C'est pourquoi un projet de création d'un parc industriel dans le sud de l'île est actuellement en cours, afin d'aider à la modernisation des équipements tout en répondant aux normes environnementales.
Le complexe industriel de Bata-atha se situe à Ambalantota, à 215 km de Colombo, et s'étend sur plus de 400 km². Il doit réunir la quinzaine de tanneries anciennement situées autour de la capitale économique, ainsi qu'une station d'épuration.
L'objectif est également de regrouper des fabricants de chaussures et de maroquinerie, afin de créer des emplois dans la région et de viabiliser le projet.

Le Ministère des Affaires Constitutionnelles et du Développement Industriel a acheté le terrain de Bata-atha, et prend en charge les infrastructures, y compris l'eau, l'énergie et les routes.
Les tanneries refusant de se déplacer ne verront pas leur licence d'activité reconduite, ou seront contraintes de mettre en place leur propre traitement des effluents.

La construction de la station d'épuration a été financée par le gouvernement norvégien, par le biais du Programme de Développement des Nations Unies. La mise en œuvre a été confiée à l'UNIDO, assistée par les acteurs locaux dont le SLAT (Sri Lanka Association of Tanners), association créée pour traiter les problèmes associés à la réglementation environnementale de 1990. Cette association sera également responsable de la gestion de l'ensemble du site une fois qu'il sera en activité.

Source : UNIDO

 

M. Batuwangala, Président du SLAT, espère que ces nouvelles conditions de production pourront attirer des investissements, aussi bien locaux que provenant de l'étranger.
Estimant que la mauvaise qualité des peaux est la conséquence d'un manque de formation et d'expertise, le SLAT a proposé de créer un abattoir pilote pour présenter les bonnes pratiques et il organise des programmes de formation.
Enfin, il semblerait que le conflit entre le gouvernement et la guérilla tamoule, qui entraînait des interruptions dans les approvisionnements, surtout dans le nord et l'est de l'île, soit en passe de se régler.

Haut de page 

Le Sri Lanka en chiffres

Population : 18,7 millions d'habitants *
Produit Intérieur Brut : 15,7 milliards d'US$ *
PIB par habitant : 837 US$ *
Taux de croissance du PIB : + 3 % (prévision 2002)
Inflation : 9,5 % (décembre 2002)
Déficit budgétaire : 8,5 % du PIB (prévision 2002)
Dette externe : 41 % du PIB *
Balance commerciale : - 1157 millions d'US$ *

Echanges commerciaux avec la France :
Exportations françaises : 93 millions EUR (2002)
Importations françaises : 118 millions EUR*
Source : PEE (*: 2001)


Organisation du marché
La production de cuir et maroquinerie au Sri Lanka, qui était excédentaire dans les années 90, est actuellement en déclin du fait d'une forte concurrence extérieure.
En 2002, le nombre d'emplois directs était de 15 000 personnes, au sein d'environ 500 entreprises, dont 15 sont de première importance et 9 sont de taille moyenne. Si la majorité sont de petites structures artisanales, on compte quelques grandes entreprises comme le groupe Pima Cyril Nathaniel et l'entreprise Bata, spécialisés dans la chaussure, ou la société DSF, fabricant de sacs de voyages.

Les principaux produits fabriqués sont des chaussures en toile haut-de-gamme ou des chaussures à la mode en caoutchouc. Il existe également une production limitée de chaussures par injection.

On observe actuellement un regain d'intérêt pour la manufacture de chaussures de la part des investisseurs, en partie du fait des exonérations de taxes (notamment sur les importations de matières premières) accordées par le gouvernement lorsque la production est destinée à l'export.


Le marché de la chaussure au Sri Lanka de 1997 à 2001 (en millions de paires)
 
1997
1998
1999
2000
2001
Production
43
45,3*
46,4*
46,1*
44,7*
Importations
0,3*
0,4*
0,7*
1,1*
2*
Exportations
10
11*
11,5*
9,8*
7,5*
Consommation
33,3*
34,7*
35,6*
37,4*
39,2*
Taux de pénétration des importations
0,9 %
1,1 %
1,9 %
2,9 %
5,1 %
* estimations - Source : Abicalçados

Haut de page   


 Tendances du commerce extérieur

Les importations
Les principales importations à bas prix, qui mettent l'industrie locale en grande difficulté, proviennent de Chine, de Thaïlande et d'Indonésie.
L'industrie de la chaussure sri lankaise doit également faire face à d'importantes importations illégales, principalement en provenance de Bangkok. Le gouvernement a donc décidé une taxe anti-dumping en septembre 2002 (de 25 % ou 100 roupies par paire), ainsi que la réduction des taxes sur les importations de matières premières.

Les exportations
Environ 25 % des exportations de chaussures concernent des chaussures en cuir, en majorité des chaussures haut-de-gamme pour femmes, distribuées aux Etats-Unis sous la marque Aerosol. Les autres sont faites à base de toile ou de caoutchouc. En effet, la production de caoutchouc est un des secteurs principaux de l'industrie sri lankaise (cinquième poste d'exportation en 2001).

Les exportations, qui avaient atteint un pic en 1999, ont baissé de 35 % en volume entre 1999 et 2001.
Les plus importants clients sont le Canada, l'Italie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Afrique du Sud.
Le Sri Lanka ne bénéficie plus de concessions financières vers l'Europe, mais d'une taxation normale de 20 %. Ce chiffre est cependant à mettre en regard des mesures anti-dumping prises à l'encontre de ses principaux concurrents : la Chine et l'Indonésie, qui outre la taxe classique, versent respectivement une taxe supplémentaire de 98,4 % et de 36,5 %.


Renseignements pratiques

Le BOI (Board of Investment), créé il y a une dizaine d'années, propose aux investisseurs étrangers une série d'avantages : tarifs fiscaux préférentiels, aucune restriction sur le rapatriement des gains, exemption des droits de douane et de contrôle des devises étrangères, aucune imposition des dividendes grâce à un accord franco-lankais, etc.
De plus, huit zones franches et trois parcs industriels, situés principalement dans la région de Colombo, bénéficient d'avantages fiscaux.
Le budget 2002 a par ailleurs défini de nouvelles exonérations, en particulier dans le domaine de l'habillement.

Haut de page

   

Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents du PEE, de l'UNIDO (http://www.bataatha.com) et de la revue World Leather.



 

Accueil Newsletter Contactez CTC Publicité Plan du site Mentions légales Qui sommes-nous ?
CTC - Comité Professionnel de Développement Cuir Chaussure Maroquinerie
4, rue Hermann Frenkel - 69 367 LYON Cedex 7 - France
Tél : +33 (0) 4 72 76 10 10 - Fax : +33 (0) 4 72 76 10 00 - Contactez-nous - © CTC 1997-2012 - CNIL n°754250