|
Les tensions sur les matières premières, la concurrence asiatique et la parité euro-dollar ne freinent pas le développement de la maroquinerie espagnole.
Se positionnant sur le haut de gamme et le luxe, elle arrive à créer de la croissance et des entreprises, embaucher, exporter et dynamiser son propre marché intérieur. |
 |

L’Espagne connaît actuellement un ralentissement de
son économie, mais les dernières années ont permis
de rétablir les différents équilibres budgétaires et
financiers (déficit courant, financement de la
protection sociale). Si le contexte économique est
délicat (tension sur l’emploi, inflation à la hausse),
l’industrie de la maroquinerie aura connu une
évolution nette de son activité. Les prochains mois
permettront de savoir si la parité défavorable entre
l’euro et le dollar, ainsi que la pression chinoise sur les
importations seront des facteurs limitants.
S’appuyant sur une industrie du cuir ancestrale et un
développement vigoureux de l’industrie de la
chaussure et plus généralement des secteurs de la
Mode, la maroquinerie espagnole devient un acteur
de poids dans le paysage européen et mondiale.
Sur le marché intérieur, la consommation ne faiblit
pas, avec une hausse de la consommation apparente
de + 8,16 % entre 2005 et 2006 (à 2,37 milliards
d’euros). Pour autant, ces dernières années voient une
disparition importante des commerces de détails
traditionnels du secteur, avec en parallèle un
accroissement des ventes en grandes surfaces.
Haut de page

Le secteur connaît des bouleversements en profondeur :
le nombre d’entreprises en maroquinerie croît, passant
de 1.725 entreprises à 1.752 entre 2005 et 2006, avec un
nombre d’emplois directs à 15.929 en 2006 (+ 2,49 %). La
structure pyramidale propre à ce type d’industrie fait
qu’un grand nombre d’entreprises sont petites ou de
formes artisanales « familiales ». Fait marquant sur
l’année 2006, le lancement d’entreprises avec peu de
capacité productive propre et dont l’activité est de
concevoir et de commercialiser des collections d’articles
réalisés en Espagne ou à l’étranger.

En 2006, la production s’est établit à 1,883 milliards
d’euros, en hausse de 3,96 %. Le sac à main est l’article
le plus produit, avec 31,55 % de la production, suivi par
la petite maroquinerie, à 27,66 %. Ce dernier connaît
une baisse constante de sa production, alors que le sac
à main est en pleine expansion. Le positionnement haut de gamme de la maroquinerie espagnole se renforce petit
à petit, avec moins de 2 % de la production positionnée sur
l’entrée de gamme, 48 % dans le moyen de gamme et 31 %
pour le haut de gamme et 19 % dans le luxe. Ces trois derniers
segments étant en hausse sur 2006.

Haut de page

|
Population : 45 millions d'habitants
Produit Intérieur Brut : 1.050 milliards d’euros
PIB par habitant : 23.400 euros
Taux de croissance du PIB : + 3,8 %
Taux de chômage : 8,6 %
Taux d'inflation : + 3,9 %
Solde budgétaire : + 1,83 % du PIB
Dette publique : 39 % du PIB
Dette extérieure brute : 12.250 milliards d’US$
Exportations : 181,5 milliards d’euros
Importations : 280,4 milliards d’euros
Solde de la balance commerciale : - 88,7 milliards d’euros
Membres de l’OMC depuis : 01/01/95
Echanges commerciaux avec la France en 2007 :
Exportations françaises : 37,6 milliards d'€
Importations françaises : 31,8 milliards d'€
Source : Ministère des Affaires Étrangères,
Statbel.fgov.be (2007) |
 |
Haut de page

Malgré l’invasion des produits asiatiques d’entrée de gamme
et la parité euro/dollar défavorable, les exportations
continuent leur progression : de 2003 à 2006, elles ont
progressé de + 23,14 % à 362,21 millions d’euros, en hausse de
+ 13,67 % en 2006.
Le principal client est la France, avec 33 % des exportations et
près de 120 millions d’euros, en hausse de + 4 %. Suivent
ensuite le Portugal (13 % des exportations totales), le
Royaume-Uni (+ 6 %), puis le Japon (+ 6 %). L’Espagne connaît
une croissance sur tous ces pays et seule la Chine (+ 3 %), à la
neuvième place, connaît une baisse de - 17 %.
Par contre, les importations chinoises continuent d’être
majoritaires et représentent 50,13 % du total des importations
avec 427,73 millions d’euros pour des importations totales de
853,2 millions d’euros. L’Italie arrive en deuxième position avec
une part de marché de 9 % et un volume de 76,64 millions
d’euros et la France est troisième (8,14 %, 69,5 millions
d’euros). Tous ces pays connaissent des hausses importantes
sur les trois dernières années et notamment l’Allemagne (de
19,9 millions d’euros en 2005 à 62,75 millions d’euros en 2006),
soulignant la vigueur de la consommation intérieure.
Haut de page
|
Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents de l’ASEFMA et du PEE de
Madrid. Les Missions économiques peuvent vous accompagner dans
votre projet d’implantation.
|
Cliquez pour afficher cette page dans un format imprimable
|