La chaussure en Turquie bénéficie d’une industrie forte et d’un marché intérieur dynamique. Pour autant,
le 9ème producteur de chaussures au monde est confronté aux mêmes difficultés que ses clients européens
ou voisins, avec une concurrence asiatique à l’export et une percée de la Chine sur son propre marché.
La
Turquie bénéficie de relations privilégiées avec certains pays et peut s’appuyer sur des produits techniques
comme la chaussure de sécurité. Enfin, la filière se structure pour faire émerger marques, création et
compétences. |
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L’industrie de la chaussure a démarré dans les années
1950 et le secteur était encore très proche de
l’artisanat. Son essor s’est opéré dans les années 70-
80 avec le développement du secteur de la tannerie
et des investissements matériels importants. Ce
développement récent, la proximité du marché
européen et les spécialisations du secteur de la
chaussure dans l’équipement de protection
individuelle et la chaussure militaire font que la prise
en compte de la normalisation et des contraintes
environnementales soit réelle.
Le pays compte actuellement 4.750 unités de
production employant près de 27.000 personnes. Les
zones de production sont regroupées autour
d’Istanbul pour moitié, mais également à Izmir,
Konya, Ankara, Gaziantep, Manisa-Denizli, Adana,
Malatya et Çorum. Le Turkish Leather Council estime
à 3 % la part des entreprises entièrement automatisées,
63 % les entreprises recourant partiellement à des
équipements productifs automatisés et à 34 % les
entreprises reposant sur la seule main-d’oeuvre.
La production a baissé ces dernières années et se
situe actuellement autour de 200 millions de paires,
ce qui en fait le deuxième pays producteur européen
après l’Italie et le neuvième dans le monde. Près de
26 % de la production porte sur des chaussures à tige
en cuir, mais la part des chaussures à tige synthétique
est croissante. L’exactitude des données statistiques
sur la production devant tenir compte du “commerce
à la valise” important avec ses pays voisins et ceux
d’Europe de l’Est…
Le secteur de la chaussure repose sur la production
locale de composants : semelles, talons, moules. Les
principaux acteurs sont situés à Istanbul, près d’Izmir
et dans la région Égée, Konya, Gaziantep.
Le secteur de la chaussure concentre ses moyens sur la
formation et la promotion de la création. Une fondation pour
la promotion de la recherche et la promotion de la formation
a été lancée en 2001. Dans cette logique, l’Université Mimar
Sinan d’Istanbul propose une formation de deux ans dans la
création de chaussures et plusieurs concours de création se
déroulent tous les ans. D’autres programmes sont en cours
actuellement, notamment avec des partenaires italiens, dans
le domaine de la certification des personnels de production
et de design dans l’habillement cuir et la chaussure.

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La République de Turquie est un marché intéressant avec 73
millions d’habitants. Sa situation stratégique lui offre depuis
toujours une position charnière entre l’Occident et l’Orient :
elle est située pour 3 % de sa superficie en Europe et 97 % en
Asie. Compte-tenu du dynamisme de la croissance
démographique (qui diminue mais reste à + 1,5 % par an),
l’âge moyen est relativement jeune : en 2007, 25 % de la
population à moins de 15 ans et 7 % à 65 ans ou plus. En
2000, près de 30 % de la population avait moins de 15 ans.
Ces données impactent fortement la consommation du pays,
avec une part du sportswear et des marques occidentales
croissantes.
La consommation profite principalement à la production
nationale (90 % au début des années 2000) mais devant la
pression chinoise, l’export devient indispensable pour un
secteur dont les capacités de production sont estimées à 400
millions de paires par an.
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La Turquie en chiffres
Population : 72,9 millions d'habitants
Produit Intérieur Brut : 400 milliards d'US$
PIB par habitant : 5.482 US$
1 euro = 1,699 Livre turque (TRY) - 30/10/07
Taux de croissance du PIB : +6,1 %
Taux de chômage : 9,3 %
Taux d'inflation : 9,65 %
Déficit budgétaire : 0,7 % du BIP
Balance courante : 28,1 milliards d’US$
Dette souveraine : 245 milliards d’US$ (dette
domestique : 73 %, dette extérieure : 27 %)
Exportations : 85 milliards d'US$
Importations : 137 milliards d'US$
Solde de la balance commerciale:
23,3 milliards d’US$
Echanges commerciaux avec la France en 2006 :
Exportations françaises : 5,28 milliards d'euros*
Importations françaises : 4,2 milliards d'euros*
Source : Turkstat PEE (2006) |
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Les principaux marchés à l’export sont la Bulgarie,
l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, la Russie, la Roumanie, la
Grèce, la Grande Bretagne, l’Irak et les Pays-Bas. La France
devient un marché de moins en moins captif.
En 2006, la moitié des chaussures exportées avaient une tige
en cuir (115 millions de US$) et étaient principalement
destinées au marché allemand. Les chaussures à tige
synthétique arrivaient ensuite avec 47 millions de US$.
L’ouverture internationale va de paire avec un renforcement
de la présence sur les salons et notamment en Allemagne
(GDS à Düsseldorf), dans les Émirats Arabes Unis (Motexha
Spring Fair à Dubaï) et en Russie (Mosshoes à Moscou). Une
importante activité événementielle a également lieu en
Turquie.

Au niveau des importations, le poids de l’Asie est de plus en
plus fort : la Chine a vu ses exportations vers la Turquie passer
de 17,3 à 221,7 millions de dollars entre 2001 et 2005 ! Le Viet
Nam, l’Indonésie, la Malaisie, le Brésil prennent une place
croissante et devraient se batailler les premières places
prochainement ! Pour autant, les produits d’importation
restent encore tournés vers l’entrée de gamme et les
chaussures à tige synthétique.

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D’une manière générale, la distribution de l’équipement de
la personne en Turquie connaît des transformations
importantes ces dernières années. En premier lieu, l’essor des
centres commerciaux a favorisé l’implantation de
nombreuses marques. Sur le milieu et le haut de gamme, la
distribution s’effectue en général par voie de franchises,
chaînes de magasins ou boutiques multi-marques dans les
quartiers chics et les grands centres commerciaux des
principales villes.
Depuis l’entrée en vigueur au 1er janvier 1996 de l’accord
douanier entre la Turquie et l’Union Européenne, les produits
sont libres de circulation, sans droit de douane, mais ils
doivent être accompagnés d’un formulaire de circulation
spécifique “ATR” délivré par la douane du pays
d’exportation. À noter, la TVA pour le secteur du textile est
passée de 18 % à 8 % en mars 2006.
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La Turquie et l'Europe
L’activité économique entre la Turquie et l’Europe est ancienne
avec l’adhésion au Conseil de l’Europe en 1949. Dès 1959, la
Turquie souhaitait adhérer à la communauté économique
européenne. La Turquie est un pays associé depuis l’accord
d’Ankara en 1963 et le 6 mars 1995, la Turquie signe avec l'UE
un accord d'union douanière, poursuivant le processus
d’intégration économique prévu par l’accord d’Ankara. La
Turquie a été officiellement reconnue candidate pour
l’adhésion le 10 décembre 1999 au sommet européen
d’Helsinki. Sa dernière demande d’adhésion officielle pour
entrer dans l’Union Européenne date du 3 octobre 2005,
ouvrant la porte à de nouvelles négociations.
La propriété industrielle en Turquie
La volonté forte (et l’attente) pour la Turquie d’entrer dans
l’Union Européenne aura eu un impact sur la signature des
différents accords et conventions en matière de propriété
intellectuelle. La Turquie est signataire de tous les accords
actuellement existants, avec une première vague de réforme
importante au milieu des années 90, puis au début de l’année
2004. L’ensemble des textes votés a permis d’aligner la
législation turque sur les normes européennes. De nouveaux
aménagements ont cependant été nécessaires, dans un
domaine en constante évolution.
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents de IGEME (Centre de Promotion
des Exportations), Turkish Leather Council, du PEE et de la revue World
Footwear.
Les Missions économiques peuvent vous accompagner dans votre projet
d’implantation. |
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