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Pays de la démesure, la Chine est à la fois le premier producteur, le premier importateur et le premier exportateur de cuirs et peaux. Même si la qualité de ses peaux brutes laisse à désirer, elle est en voie d’amélioration progressive, en particulier dans les entreprises à capitaux étrangers.

La Chine est le 8ème client mondial de la France, avec 2,8 % du total des exportations. Elle demeure son 7ème fournisseur, et son premier déficit bilatéral (dépassant celui contracté avec l’Allemagne). |

L’industrie du cuir, traditionnelle en Chine, ne s’est pourtant développée qu’à partir de la fin des années 1970, avec la période des réformes économiques.
En 2005, la Chine comptait plus de 16.000 entreprises d’une taille significative travaillant dans la filière cuir :
- 2.300 tanneries,
- 7.200 fabricants de chaussures,
- 2.000 producteurs d’articles de maroquinerie,
- 1.700 fabricants de vêtements en cuir,
- 1.200 entreprises de pelleterie.
Au total, ce sont 1,7 million de personnes qui travaillent dans ces domaines, soit des entreprises de plus de 100 employés, en moyenne.
Il est à noter que les sociétés d’Etat ne contrôlent que 5 % des entreprises du secteur, tandis que 45 % d’entre elles sont des joint-ventures ou des sociétés à capitaux étrangers.
D’après les statistiques de la Food and Agriculture Organization, le cheptel chinois compte 183,3 millions de caprins, en progression de 73 % depuis 1994, 155,7 millions d’ovins, (+ 39 %) et 128,8 millions de bovins (+ 13 %).
La Chine concentre ainsi 23,3 % du cheptel caprin, 14,7 % du cheptel ovin, et 8,5 % du cheptel bovin, répertoriés au niveau mondial. Le pays possède par ailleurs 50 % du cheptel porcin mondial.
Si ces importantes réserves, permettent aux tanneurs chinois de bénéficier de matières premières au niveau local, il est à noter que les productions de peaux d’ovins et de caprins sont relativement faibles par rapport à celle de bovins, puisqu’elles représentent chacune 10 % de la production de peaux brutes de bovins.
| Evolution du cheptel chinois entre 1994 et 2004 (en milliers de têtes) |
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1994 |
2004 |
Var. 1994-2004 (%) |
| Bovins |
113.469 |
128.825 |
+ 13 % |
| Ovins |
111.680 |
155.731 |
+ 39 % |
| Caprins |
105.990 |
183.363 |
+ 73 % |
| Source : FAO, 2005 |
La production globale de peaux brutes a plus que doublé en dix ans : la Chine continentale a produit 51,8 millions de pièces de peaux de bovins en 2004, contre 21,4 en 1994 (+ 142 %). De même, la production de peaux brutes d’ovins s’élève à 149,7 millions de pièces en 2004, contre 65 en 1994 (+ 130 %), tandis que celle de peaux brutes de caprins est de 139 millions de pièces en 2004, contre 55,6 en 1994 (+ 150 %).
Il est toutefois à noter que les statistiques concernant Hong Kong ont été agrégées à celles de la Chine continentale à partir de 1999. Ce mode de calcul a quelque peu fait progresser le chiffre de production de peaux brutes de bovins, mais il a surtout contribué à augmenter les importations et exportations globales de peaux brutes de bovins, ainsi que des cuirs légers de bovins, ovins et caprins.
Toutefois, la qualité des cuirs et peaux chinois laisse souvent à désirer. En particulier, on estime à 70 % la part de produits de qualité inférieure, parmi la production de cuir de porcin.
En effet, ces résultats sont dus au manque de qualité des peaux brutes (provenant souvent de vieux animaux) et des produits chimiques, ainsi qu’au faible niveau technologique. Toutefois, l’importation des matières premières et la diffusion des savoirs permettent d’améliorer progressivement la qualité des cuirs chinois.
| Production et commerce des cuirs et peaux de Chine et Hong Kong (1994 - 2003) |
| |
1994 |
2003 |
| Production |
Importation |
Exportation |
Dispo.
apparente |
Production |
Importation |
Exportation |
Dispo.
apparente |
| Peaux brutes (en milliers de tonnes)
|
| Bovins (poids humide salé) |
344 ,6 |
336,9 |
143 |
538,5 |
793,2 |
805,4 |
102,8 |
1469,7 |
| Ovins (poids sec) |
32,5 |
16,5 |
1,1 |
48 |
66 |
30,3 |
0 |
95 |
| Caprins (poids sec) |
33,4 |
2,6 |
0,2 |
35,7 |
78,1 |
1,1 |
0 |
85,1 |
| Cuirs lourds (en milliers de tonnes) |
| Bovins |
67,3 |
0 |
0,5 |
66,8 |
189 |
0,1 |
2 |
187,1 |
| Cuirs légers (en millions de pieds carrés) |
| Bovins |
603,6 |
4630,3 |
2308 |
2925,9 |
2259 |
8739,6 |
5841,8 |
5156,8 |
| Ovins et caprins |
536 |
434,5 |
165,2 |
805,4 |
1330,9 |
553,7 |
91,9 |
1792,6 |
| Source : FAO, 2005 |
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La Chine en chiffres
Population : 1,308 milliards d’habitants
1 euro = 10,15 Yuan Renminbi (CNY) - juin 2007
1 CNY = 0,098 euro - juin 2007
Produit Intérieur Brut : 2.226 milliards d’US$
PIB par habitant : 1.702 US$
Taux de croissance du PIB : 9,9 %
Taux d’inflation : 1,8 %
Taux de chômage urbain : 4,3 %
Solde budgétaire : - 1,1 % du PIB
Solde courant : 7,2 % du PIB
Dette externe : 12,6 % du PIB
Echanges commerciaux avec la France en 2006 :
Exportations françaises : 10,8 milliards d’euros
Importations françaises : 24,5 milliards d’euros
Source : PEE 2005 |
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La Chine est le plus grand importateur mondial de cuir et d’articles en cuir, aussi bien que le plus grand exportateur. En effet, le marché chinois s’ouvre de plus en plus aux importations, en particulier depuis l’adhésion de la Chine à l’OMC.
Il est à noter une forte augmentation des importations d’articles de maroquinerie (+ 79 %) et de chaussures (+ 83 %) en 2004.
Selon les PEE, les importations chinoises dans le secteur du cuir ont représenté cinq milliards d’US$, dont 57 millions d’US$ pour les exportations françaises.
La majeure partie des importations concerne des peaux brutes et des cuirs, afin de compléter la production locale, en quantité et en qualité, et de fournir en matières premières les entreprises de confection de produits finis.
Les peaux brutes sont principalement originaires des Etats-Unis, du Canada, du Kazakhstan, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Mongolie, du Japon et de Belgique. Les cuirs finis sont importés de Corée, de Taiwan, des Etats-Unis, d’Italie et du Japon.
Les exportations de la filière cuir se sont élevées à 19 milliards d’US$ en 2004, composées essentiellement de chaussures, articles de maroquinerie et vêtements en cuir. Les importations françaises étaient de 254 millions d’US$.
Si le montant global des exportations chinoises augmente, le prix unitaire des articles baisse, car il s’agit en général de bas et moyen de gamme.
La valeur globale à l’exportation des peaux brutes de bovins est ainsi passée de 131,3 millions d’US$ en 1994 (69,3 pour la Chine + 62 pour Hong Kong) à 55,5 millions en 2003, soit une baisse de plus de 40 %.
La valeur de la tonne de peau brute de bovin (poids humide salé) a donc chuté de 918 à 539 US$ en moins de 10 ans. A titre de comparaison, la valeur à l’exportation d’une tonne de peaux brutes de bovin italien est passée de 1517 à 1405 US$, sur la même période. Ces valeurs sont toutefois à relativiser du fait des importantes différences de qualité des produits.
En revanche, les exportations de cuirs et peaux d’ovins (1 million d’US$ en 1994 – 0,6 million en 2003) et de caprins (1,7 million d’US$ en 1994 – 0,4 million en 2003) sont très faibles.
En 2005, les droits de douanes pour l’industrie du cuir étaient de 12,2 % en moyenne, en baisse de 0,3 points par rapport à 2004.
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents du PEE, de la FAO, et de la revue « Leathers ». |
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