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Les Pays-Bas ont retrouvé un rythme de croissance soutenu, suite au cycle dépressif de 2001-2004. Pays fondateurs de la construction européenne, la France et les Pays-Bas entretiennent des relations commerciales suivies, puisque la France reste le 6ème fournisseur des Pays-Bas et son 4ème client en 2005, tandis que les Pays-Bas sont le 7ème client de la France.
Bien que la production locale soit réduite dans le domaine du cuir et de la chaussure, et que les Néerlandais soient fortement dépendants des importations, le pays accueille toutefois le groupe Stahl International, fabricant de produits chimiques. |
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Les Pays-Bas étaient l’un des premiers pays d’Europe de l’Est à développer des usines de production de chaussures équipées de systèmes mécanisés. Cependant, ils ne produisent aujourd’hui que peu de chaussures sur leur territoire, l’essentiel de la production étant délocalisé, en particulier vers la Tunisie, l’Inde ou l’Europe de l’Est.
Les 35 fabricants nationaux emploient 550 personnes, et produisent environ deux millions de paires de chaussures par an, pour la plupart en moyen de gamme.
Quelques fabricants de chaussures se positionnent sur le haut de gamme et exportent un tiers de leur production : Van Lier, Van Bommel, Greve, Berkelmans, Durea, Durabel-Van Der Putten, Smits.
On compte également des fabricants de chaussures de travail, comme Gerba ou encore Emma.
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La maroquinerie aux Pays-Bas
La fabrication d’articles de maroquinerie est relativement dispersée, avec 140 entreprises employant environ 1400 personnes, en 2001. Environ un tiers de la production est exportée.
Cependant, les dernières années ont vu poindre des difficultés, du fait de la concurrence des pays à faible coût de main-d’œuvre. En conséquence, de nombreuses entreprises ont délocalisé leurs ateliers de production, tout en continuant à contrôler la qualité et les méthodes de production respectant l’environnement (cuir de tannage végétal, colles aqueuses et limitation des déchets). |
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Malgré un marché ouvert, les importations néerlandaises de chaussures sont en baisse constante depuis 2001, où leur valeur a chuté de 7,6 %. En 2004, elles ont encore baissé de 6 %.
Les Pays-Bas se positionnent comme le 5ème importateur européen d’articles chaussants en 2004, avec 159 millions de paires de chaussures, pour une valeur supérieure à 1,5 milliard d’euros (dont 157 millions pour les chaussures de sport).
Si la moitié de ces importations (54 %) provient de l’Union Européenne, une grande partie est destinée à la réexportation. En effet, des centres de redistribution de grandes marques de sport sont situés aux Pays-Bas.
La France, qui ne possède que 2 % de parts de marché, pour une valeur de 22 millions d’euros, se situe au 8ème rang européen.
Répartition des importations néerlandaises de chaussures par pays d’origine en 2004
Pays |
Parts de marché |
Belgique |
6,3 % |
Italie |
16,5 % |
Portugal |
10,9 % |
Allemagne |
9,6 % |
Autres pays de l’UE |
11 % |
Europe de l’Est |
3,5 % |
Chine |
20,6 % |
Vietnam |
11 % |
Autres pays d’Asie |
6,3 % |
Autres pays |
4,3 % |
| Source : CBS |
Les exportations néerlandaises d’articles chaussants représentaient une valeur d’environ 1,3 milliards d’euros en 2004. Elles étaient dirigées à 22 % vers l’Allemagne, soit une valeur de 290 millions d’euros. La France est le deuxième client des Pays-Bas, pour une valeur de 220 millions d’euros et une part de marché de 16,8 %.
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Les Pays-Bas en chiffres
Population : 16,3 millions d’habitants
Produit Intérieur Brut : 502 milliards d’euros
PIB par habitant : 30771 euros
Taux de croissance du PIB : 1,1 %
Taux d’inflation annuel : 1,7 %
Dette publique : 52,9 % du PIB
Déficit budgétaire : 0,3 % du PIB
Taux de chômage : 6,5 %
Progression salariale : 0,8 %
Exportations : 281,5 milliards d’euros
Importations : 249,5 milliards d’euros
Excédent de la balance commerciale : 32 milliards d’euros
Echanges commerciaux avec la France en 2005 :
Exportations françaises : 14,38 milliards d’euros
Importations françaises :15,8 milliards d’euros
Source : PEE et FMI (2005) |
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Le marché néerlandais est en règle générale caractérisé par un pouvoir d’achat élevé, ainsi que par sa densité et son homogénéité. En 2004, les ventes de chaussures se sont élevées à 2,04 milliards d’euros, soit 125 euros par habitant, ce qui est légèrement au-dessus de la moyenne européenne. Ces ventes sont toutefois en baisse de 5 % en valeur par rapport à 2003, alors que les ventes en volume diminuent de 3 %, et les prix de 2 %.
Les chaussures pour femmes comptent pour près de la moitié du marché, tandis que les chaussures de sport en représentent 10 % en valeur (244 millions d’euros, soit 15 euros par habitant).
Les principales caractéristiques recherchées pour les articles chaussant sont la qualité et le confort. Cependant, à côté des fabricants traditionnels (Van Bommel, Gabor, Ara, etc.) et des chaînes de prêt-à-porter élargissant leurs gammes à la chaussure, les distributeurs de discount (Scapino, Schoenenreus, Bristol, Shoetime) commencent à gagner des parts de marché.
En effet, si de nombreux consommateurs, et en particulier les adolescentes, sont prêts à payer jusqu’à 100 euros (prix psychologique) pour des chaussures de qualité, 60 % des achats se font auprès des chaînes de discount, pour un prix moyen de 50 euros.
Il faut souligner que les Néerlandais sont une des populations à la taille la plus élevée. Les pointures moyennes sont donc plus grandes qu’en France ; il est donc nécessaire aux importateurs d’adapter les collections. En particulier, les grandes pointures telles que le 46 et plus ne sont pas rares chez les hommes.
| La consommation néerlandaise de chaussures de 2000 à 2004 |
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2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
Consommation (en millions d’euros) |
1 986 |
2 188 |
2 121 |
2 118 |
2 037 |
| Source : HBD |
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La distribution de chaussures aux Pays-Bas se répartie entre :
- les détaillants spécialisés (69 %),
- les magasins de sport et de vêtements (12 %),
- les canaux hors-détail (5 %),
- la vente par correspondance (2 %),
- les autres canaux (12 %).
Depuis 2000, les réseaux de distribution ont vu leur taille augmenter. En effet, le nombre d’entreprises a baissé de 7,5 % entre 2000 et 2004, tandis que le nombre de points de vente n’a diminué que de 2 %.
En 2004, 1.350 entreprises se partagent la vente de chaussures au détail, pour 11.100 employés à temps complet, répartis en 2.900 magasins spécialisés.
Parmi ces magasins, seuls 23 % sont totalement indépendants, tandis que 37 % sont membres de groupements d’achat (Garant, ANWR, Euro Holland) et 40 % sont des succursales de chaînes.
Le groupe MacIntosh est le plus gros détaillant des Pays-Bas, avec 220 magasins aux enseignes de Dolcis, Manfield et Invito. Toutefois, de nombreuses petites chaînes coexistent avec ce géant, puisque l’on en compte près de 60, pour environ 330 magasins.
Les points de vente sont à 80 % situés dans les centres commerciaux ou dans les zones marchandes des centres-villes, et ont une superficie moyenne de 205 m2. Ils représentent 69 % des dépenses d’articles chaussants.
Les supermarchés et hypermarchés ne représentent que 3,5 % des ventes de chaussures, essentiellement sous leurs marques de distributeurs.
Les chaussures de sport sont distribuées pour moitié par les magasins de sport, et pour un tiers par les détaillants de chaussures.
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L’industrie du cuir aux Pays-Bas
Il existe environ une vingtaine de tanneries aux Pays-Bas, qui sont pour la plupart concentrées dans le centre du pays, dans les provinces suivantes : Midden-Brabant, Tilburg, Dongen, Rijen et Waalwik. Toutefois, la tannerie la plus importante est située à Lichtenvoorde (dans la province du Gelderland, à l’est des Pays-Bas).
Les tanneries néerlandaises sont attachées à fournir des cuirs de haute qualité, tout en se conformant aux normes environnementales. Au cours des dernières années, l’industrie du cuir a donc investi de manière importante dans des méthodes de production respectant l’environnement, comme par exemple l’IPPC.
En outre, les Pays-Bas montrent une importante implication dans des projets d’aide au développement de la filière cuir dans des pays en voie de développement. Par exemple, en 2004 et 2005, plusieurs dons néerlandais ont permis à l’Association des Tanneurs du Pakistan de poursuivre la mise aux normes environnementales de la station de traitement des effluents de Karachi. |
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents du PEE et des revues "Leather International", "Leathers" et "Leather Technology". |
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