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Les revenus pétroliers des Emirats Arabes Unis ont permis un triplement du PIB en l'espace de 20 ans.
La fédération cherche aujourd'hui à attirer les investissements étrangers pour diversifier son économie, notamment par la création de nombreuses zones franches.
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Les Emirats représentent le premier débouché de la France au Moyen-Orient ; un cinquième des exportations françaises concerne les biens de consommation, soit 500 millions d'euros par an. |

Du fait d'un appel massif à la main-d'uvre étrangère, la population des Emirats Arabes Unis est composée à 80 % d'expatriés, dont la plupart viennent du sous-continent indien, ce qui influence largement le type de produits importés.
Le marché des articles de maroquinerie concerne principalement les articles de petite maroquinerie, les attachés-case et les cartables, ainsi que les bagages. Les habitants des Emirats étant pour la plupart des habitués des voyages (expatriés, hommes d'affaires), les valises constituent une part importante des ventes, dans des gammes et matières variées.
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Les produits bas et moyen de gamme sont commercialisés via des importateurs/distributeurs et revendus dans les hypermarchés et les souks.
Les articles haut de gamme sont quant à eux diffusés par le biais de magasins spécialisés, de magasins de luxe, des franchises de marques internationales et des magasins duty free des aéroports.
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Les Emirats Arabes Unis en chiffres
Population : 4 millions d'habitants
Produit Intérieur Brut : 80,4 milliards d'US$
PIB par habitant : 19.902 US$
1 euro = 4,5 Dirhams émiriens (AED)
Taux de croissance du PIB : 7 %
Taux d'inflation : 3,1 %
Réserves en devises de la Banque Centrale : 14,3 milliards d'US$
Balance courante : 6,8 milliards d'US$
Exportations : 56 milliards d'US$
Importations : 37 milliards d'US$
Solde de la balance commerciale : 19 milliards d'US$
Echanges commerciaux avec la France en 2004 :
Exportations françaises : 2.588,7 millions d'euros*
Importations françaises : 521,3 millions d'euros*
Source : PEE (2003, sauf * : 2004)
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La production locale de chaussures et articles de maroquinerie étant quasi inexistante, les Emirats Arabes Unis ont un recours intensif aux importations, dont une partie est réexportée vers d'autres pays de la zone géographique.
En 2003, les Emirats Arabes Unis ont importé des articles de maroquinerie pour une valeur de 159 millions d'US$, contre 153 millions en 2002, soit une croissance de 3,9 %.
Les importations de chaussures se sont élevées à 377 millions d'US$ en 2003, contre 281 millions en 2002, soit une croissance de 34 %.
Comme dans la plupart des pays, les pays asiatiques sont positionnés sur les segments de bas de gamme, la Chine monopolisant le marché, avec des parts de 60 % pour la maroquinerie et de 50 % pour la chaussure.
L'Italie se place comme le premier fournisseur européen des EAU, tandis que la France est le 4ème fournisseur pour la maroquinerie, et seulement le 12ème pour la chaussure.
La maroquinerie française est représentée sur le segment moyen et haut de gamme, par des marques telles que Louis Vuitton, Hermès, Chanel, Lancel, Céline, Longchamp, etc.
Les produits français bénéficient d'une bonne image de marque et pourraient donc, à ce titre, se développer aux Emirats Arabes Unis, en particulier sur le segment du moyen de gamme.
| Fournisseurs des Emirats Arabes Unis en maroquinerie |
| |
2003 |
2002 |
| Millions d'US$ |
Parts de marché |
Millions d'US$ |
Parts de marché |
| Chine |
94 |
59,1 |
94,5 |
61,8 |
| Italie |
11 |
6,9 |
9 |
5,9 |
| Inde |
6,8 |
4,2 |
5,8 |
3,8 |
| France |
6,5 |
4 |
6 |
4 |
| Thaïlande |
5 |
3,1 |
4,8 |
3,1 |
| Pakistan |
3,5 |
3,2 |
3 |
2 |
| Allemagne |
3 |
1,9 |
1,2 |
0,8 |
| Royaume-Uni |
2,8 |
1,8 |
1 |
0,7 |
| Indonésie |
2,5 |
1,6 |
3 |
2 |
| Espagne |
2,5 |
1,6 |
1,5 |
1 |
| Etats-Unis |
1,7 |
1 |
1,7 |
1,1 |
| Suisse |
1,5 |
0,9 |
0,6 |
0,4 |
| TOTAL |
159 |
|
153 |
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| Source : Customs Department - Dubai, Abu Dhabi |
| Fournisseurs des Emirats Arabes Unis en chaussures |
| |
2003 |
2002 |
| Millions d'US$ |
Parts de marché |
Millions d'US$ |
Parts de marché |
| Chine |
188 |
49,8 |
153 |
54,4 |
| Italie |
38 |
10 |
41 |
14,5 |
| Thaïlande |
29 |
7,6 |
31 |
11 |
| Vietnam |
18,5 |
5 |
10 |
3,5 |
| Inde |
14 |
3,7 |
12 |
3,2 |
| Brésil |
10 |
2,6 |
6 |
2,1 |
| Indonésie |
9 |
2,3 |
8 |
2,8 |
| Espagne |
9 |
2,3 |
8 |
2,8 |
| Etats-Unis |
8 |
2 |
6 |
2,1 |
| Royaume-Uni |
6 |
1,6 |
6 |
2,1 |
| Pakistan |
6 |
1,6 |
7 |
2,4 |
| France |
4 |
1 |
3 |
1 |
| Portugal |
3 |
0,8 |
4 |
1,4 |
| France |
4 |
1 |
3 |
1 |
| Portugal |
3 |
0,8 |
4 |
1,4 |
| Malaisie |
3 |
0,8 |
3 |
1 |
| Taïwan |
3 |
0,8 |
3 |
1 |
| TOTAL |
377 |
|
281 |
|
| Source : Customs Department - Dubai, Abu Dhabi |
Les Emirats Arabes Unis ont réexporté 40 % des chaussures importées, pour une valeur de 160 millions d'US$ en 2003, contre 113 millions en 2002, soit une hausse de 41 %.
Ces réexportations se font à partir d'Abu Dhabi, de Dubai et de la Free Zone de Jebel Ali. Elles sont à destination, principalement, de l'Iran (40 millions d'US$), la Libye (25 millions d'US$) et l'Arabie Saoudite (16 millions d'US$).
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Depuis le 1er janvier 2003, les Emirats Arabes Unis ont adopté, dans le cadre de l'Union Douanière des pays du CCEAG (Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe), un droit de douane général de 5 % calculé sur la valeur CAF (coût, assurance, fret) des marchandises importées.
Les entreprises qui sont implantées dans les zones franches bénéficient d'une exemption des droits et taxes douaniers.
Seules les sociétés engagées dans la production de pétrole et de gaz, la pétrochimie et des activités de banque de plein exercice sont assujetties à l'impôt sur les sociétés.
Il n'y a pas d'impôts sur le revenu, ni d'impôts fonciers dans les Emirats Arabes Unis. Cependant, les entreprises implantées aux EAU dans le cadre d'un investissement direct doivent appliquer la règle du "partenaire local majoritaire", ce qui signifie qu'elles versent une partie de leurs bénéfices à un associé émirien.
La langue des affaires aux Emirats Arabes Unis est l'anglais, ce qui implique une traduction des documentations commerciales et le recours éventuel à un interprète.
Les plaquettes commerciales doivent, dans la mesure du possible, être accompagnées d'échantillons des produits concernés.
Pour traiter avec des entreprises émiriennes, il est nécessaire que la personne se déplaçant détienne un certain pouvoir décisionnaire et de négociation. De plus, il est important de considérer que le respect de la parole donnée est primordial.
Par ailleurs, il faut veiller, avant la signature d'un contrat-type, à s'adjoindre les services d'un avocat spécialisé. Il est fortement recommandé de ne pas signer de contrat de représentation exclusive trop vite, car une procédure de désengagement s'avère longue et coûteuse.
Enfin, la représentation ne doit pas être confiée à un agent unique pour tout le Moyen-Orient, les pays présentant des situations assez disparates.
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents du PEE.
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