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Traditionnellement producteur et exportateur de cuir et articles de maroquinerie d'excellente qualité, la Colombie a été fortement touchée, ces dernières années, par une diminution de la demande locale et internationale, un taux élevé de chômage et de considérables importations illégales. La France s'y place au troisième ou quatrième rang des investisseurs étrangers, s'appuyant sur un marché intérieur offrant des débouchés non négligeables, sur une main-d'uvre compétitive, et sur l'amélioration des conditions de sécurité tant physiques que juridiques et économiques. |
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L'industrie de la tannerie, de la chaussure et de la maroquinerie est constituée pour sa majeure partie de petites entreprises qui employaient, en 2002, 5600 personnes (principalement des femmes).
Seulement une dizaine de ces entreprises comptent plus de 100 personnes et réalisent plus de 50 % de leur chiffre d'affaires à l'exportation.
En 2002, la participation de la tannerie, chaussure et maroquinerie à l'industrie manufacturière colombienne était de 0,4 % seulement (1,2 % au milieu des années 1990).
La production du secteur a augmenté de 10 % par rapport à l'année précédente, pour atteindre 147 millions de dollars, avec toutefois une baisse de près de 70 % par rapport à 1997.
Parallèlement, le nombre d'employés a chuté de 40 % entre 1999 et 2000, et de 12 % entre 2001 et 2002, ces éléments reflétant la crise économique de ces dernières années.
Les fabricants de chaussures sont environ 2500, au sein desquels les entreprises de moins de 100 personnes réalisent 80 % de la production.
Les deux zones principales de production de chaussures sont Bogota (41 %) et Medellin (16 %).
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Données générales sur le marché de la chaussure en Colombie (en millions de paires) |
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1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
Evolution
00-01 |
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Production |
70,0 |
60,0 |
65,0 |
60,0 |
54,9 |
- 8,5 % |
| Importations |
13,7 |
11,7 |
8,2 |
25,4 |
28,5 |
12,2 % |
| Exportations |
2,8 |
2,4 |
2,2 |
1,9 |
0,9 |
- 52,6 % |
| Consommation |
80,9 |
69,3 |
71,0 |
83,5 |
82,5 |
- 1,2 % |
| Source : Abicalçados |
L'industrie de la maroquinerie colombienne est l'une des plus réputée d'Amérique Latine, après celle de l'Argentine, pour la qualité du cuir, du design et de la fabrication.
Quelques-unes des principales marques sont : Nalsani SA, Volare, Our Bag Ltda, Trianon SA, Pecari, Manufacturas Jugar, Velez, El Centauro, Darpiel, Colombian Bags, etc.
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On estime que seulement 34 % des 45 millions de colombiens a accès aux biens de consommation courants. La région de Bogota concentre 40 % du PIB et 50 % de la consommation du pays ; les autres zones importantes sont la région d'Antioquia (Medellin), celle du Valle du Cauca (Cali) et celle du Bolivar (Barranquilla).
Les colombiens sont sensibles à la notion de marque, et en particulier aux produits français, notamment pour les chaussures et les articles de maroquinerie. Pourtant, la maroquinerie française est très peu présente en Colombie, exceptée Louis Vuitton (qui possède une boutique à Bogota), Lancel (représentée par la société Alvaro Reyes y Cia.) et Ted Lapidus (fabriqué localement sous licence).
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La Colombie en chiffres
Population : 44,5 millions d'habitants
Produit Intérieur Brut : 75 milliards d'US$
PIB par habitant : 1685 US$
Inflation : 7,1 % (moyenne annuelle)
Solde budgétaire : - 4 % du PIB
Solde courant : 2,3 % du PIB
Dette externe : 54,3 % du PIB
Déficit commercial : 315 millions d'euros
Echanges commerciaux avec la France :
Exportations françaises : 260 millions EUR*
Importations françaises : 183 millions EUR*
prévisions 2003 (sauf * : 2002) - Source : PEE
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Les importations
Les importations du secteur ont fortement chuté entre 2001 et 2002 : de 40 % pour le cuir, de 60 % pour la chaussure et de 65 % pour la maroquinerie. Cette baisse est due notamment à la diminution de moitié des achats colombiens de produits chinois et équatoriens (23 millions d'US$ en 2002, contre 56 en 2001).
Les importations de cuirs, ont représenté 4,9 millions d'US$ en 2002 (contre 8,2 en 2001) ; elles proviennent en particulier du Brésil (21 %), d'Italie (13 %), du Chili (12 %), d'Uruguay (11 %) et des Etats-Unis (8 %).
La balance commerciale du secteur chaussure est fortement déséquilibrée, avec des importations beaucoup plus importantes que les exportations. Pourtant, il semblerait que cette tendance s'atténue pour l'année 2002, avec des importations se montant à 28 millions d'US$ (contre 72 en 2001). Elles proviennent de Chine (56 %), d'Equateur (22 %), du Brésil (6 %) et d'Indonésie (2 %).
Les importations d'articles de maroquinerie (7,7 millions d'US$ en 2002, contre 21,9 en 2001) proviennent de Chine (65 %), de Hong-Kong (10 %), des Etats-Unis (6 %), d'Italie (3 %) et de France (2 %).
Les exportations
En 2002, les exportations colombiennes de cuir, chaussures et articles de maroquinerie ont été cinq fois supérieures en valeurs aux importations (177 millions d'US$, contre 32 millions d'US$) :
- le cuir a compté pour 88,6 millions d'US$ (+1,1 % par rapport à 2001),
- la chaussure a compté pour 21 millions d'US$ (- 24 % par rapport à 2001),
- la maroquinerie a compté pour 46,9 millions d'US$ (- 24 % par rapport à 2001).
Les principaux clients de la Colombie sont l'Italie (24 %), les Etats-Unis (23 %), l'Equateur (7 %), le Venezuela (7 %), le Mexique (6 %), Hong-Kong (5 %) et Singapour (3 %).
Il faut également souligner que la "crise de l'ESB" a fortement déstabilisé le marché du cuir en 2001. En effet, la demande européenne élevée a fait augmenter les prix de manière considérable, mettant les matières premières souvent hors de portée des producteurs locaux.
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Le pays doit faire face à d'importants problèmes de contrebande, en particulier pour la chaussure. Selon les sources, on estime que la distribution est effectuée entre 50 % (source : Leather International) et 80 % (source : PEE) par le circuit formel :
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boutiques des marques locales,
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boutiques de fabricants étrangers (Louis Vuitton, D'Lois, Gino Zanetti, etc.),
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grandes surfaces (Carrefour, Almacenes Exito, Iserra, Casa Estrella, etc.).
En marge de ce circuit, les centres commerciaux (San Andresitos) commercialisent notamment des chaussures de sport de toutes marques, provenant illégalement d'Equateur (50 %), de Chine (10 %), du Brésil (10 %) et de Hong-Kong (10 %). Néanmoins, le gouvernement a initié un plan de lutte contre la contrebande, ce qui devrait réduire la part non contrôlée du commerce des chaussures et articles de maroquinerie.
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents du PEE, et des revues Leather International et World Footwear.
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