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L'Afrique du Sud représente 25 % du PIB africain
Du point de vue des indicateurs économiques, des infrastructures, de la stabilité politique et des avancées sociales, ce pays semble être le moteur d'un continent aux ressources importantes, notamment pour les industries du cuir.
Cependant, la filière cuir sud-africaine connaît un développement
inégal : alors que du côté des matières premières, la peau d'autruche bénéficie d'une demande importante permettant de faciliter la réorganisation de l'offre, les produits finis souffrent de la poussée des importations (notamment chinoises) et de la fermeture de nombreux sites.
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Sur les perspectives, plusieurs hypothèses sont entrevues :
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reposant sur des "fondamentaux sains", le pays serait capable de retrouver une voie plus propice pour son développement, tant économique qu'humain,
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l'inégalité de la répartition des ressources et des moyens mis en uvre (qualification, productivité, valeur ajoutée), associées à des difficultés structurelles des industries liées au cuir pèsent sur son potentiel
Aussi, si le pays peut bénéficier d'un marché poussé par la consommation, d'autres voies seront nécessaires pour pérenniser son potentiel industriel, notamment en passant par d'autres secteurs.
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Données sur le marché en 2000
En 1999, les importations sud-africaines de chaussures ont atteint 1,06 milliards de rands, à 32 millions de paires estimées, augmentant de plus 12,5 % par rapport à 1998. Les principaux fournisseurs étaient la Chine (avec près de 70 % des importations en volume), l'Indonésie, l'Italie et les Etats-Unis.
Si l'Asie fournit les chaussures d'entrée de gamme, les pays de l'Union Européenne sont les principaux exportateurs de chaussures haut de gamme/luxe. Elles proviennent principalement d'Italie et d'Allemagne.
Les exportations se sont limitées à un montant de 115 millions de rands en 1999, même si ce chiffre résultait d'une hausse de 25,4 % par rapport à l'année précédente.
Ces exportations ont été principalement réalisées avec d'autres pays africains limitrophes (Zambie,
Mozambique) et avec des pays de l'UE (Allemagne et Grande- Bretagne). Si la France est relativement peu présente sur le marché sud-africain, elle prend la cinquième place des importateurs de chaussures du pays, dont la tige est en cuir.
Tendances du marché
Les ventes ont atteint un total de 2,5 millions de rands en 1999, contre 2,64 en 1997 et 2,67 en 1995 (le maximum), ce qui représenterait près de 90 millions de paires. Le point d'équilibre semble touché depuis 1995.
Au niveau du marché, "l'homme" est un marché plus dynamique que celui de la "femme", mais il est dominé par des modèles de type derby (à boucle et à lacets), loafer et sandales. Pour les femmes, les griffes émergent. Le style est inspiré des produits anglo-saxon.
La production locale diminue continuellement, mais se stabilise également : 25,8 millions de paires produites en 1999, en baisse de 13,5 % par rapport à 1998 et de 60 % depuis le début des années 90. La tendance semble se confirmer.
Distribution
La distribution des chaussures passe principalement par des magasins de vêtements, vendant la chaussure comme un accessoire. Les circuits de distribution sont faiblement intégrés.
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Evolution des ventes de chaussures depuis 1990
(en milliers de Rands)
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| source : PEE |
Renseignements pratiques
Les droits de douane sont fixés à 20 % pour les composants d'une chaussure et à 30 % pour les chaussures.
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L'Afrique du Sud en chiffres
Population (2000) : 43,7 millions*
Produit Intérieur Brut (2000) : 140 milliards US $
PIB/ hab. (2000) : 3.250 US $
Taux d'inflation (2000) : + 7,8 %
Taux d'inflation (2000) : - 0,7 %
Echanges commerciaux (2000) :
Exportations (2000) : 208,5 milliards de rands
Importations (2000) : 186,4 milliards de rands
Conversion rand/euro (oct. 2001) : 0,12 €
Conversion rand/franc français (oct. 2001) : 0,78 FF
Taux de chômage (2000) : 34 %
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| * Source PEE,UCCIFE |
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Données sur le marché en 2000
Les importations sud-africaines se sont élevées à 331 millions de rands en 1999, en hausse de près de 14 % par rapport à 1998, principalement du fait de la maroquinerie et des articles de voyages. Cette hausse était la première et augurait d'une amélioration du secteur. Les importations proviennent pour une majeure partie d'Asie, à savoir Chine, Hong Kong et Taïwan. Les pays de l'Union Européenne parviennent à introduire leurs produits, mais dans une part plus faible et sur des articles à positionnement moyen/haut de gamme. La France n'est pas l'un des acteurs majeurs.
| IMPORTATION (millier de rands) |
1998 |
1999 |
| Articles de voyages, maroquinerie |
232.779 |
257.459 |
| Petite maroquinerie, ganterie |
50.089 |
46.620 |
| Autres articles en cuir |
8.162 |
7.342 |
| TOTAL |
291.030 |
311.421 |
Au niveau des exportations, l'Afrique du Sud connaît une très forte baisse sur ces dernières années, avec une activité établit à 118 millions de rands, représentant une baisse proche de 40 % d'une année sur l'autre. Le Japon et l'Allemagne étaient les premiers clients en 1999.
| EXPORTATION (millier de rands) |
1998 |
1999 |
| Articles de voyages, maroquinerie |
62.519 |
62.082 |
| Petite maroquinerie, ganterie |
7.370 |
11.518 |
| Autres articles en cuir |
120.989 |
44.498 |
| TOTAL |
190.878 |
118.098 |
Tendances du marché
La maroquinerie est l'un des premiers produits "de luxe" a subir les baisses de la consommation, car les produits symbolisent le premier bien de luxe. Aussi, le luxe est peu représenté dans le pays. Sur ce segment, les italiens sont les acteurs principaux, mais les français sont également présents.
Néanmoins, les ventes n'ont cessé d'augmenter régulièrement depuis les dix dernières années.
A noter que les articles réalisés en peaux exotiques (crocodiles, autruches, serpents) attirent principalement les touristes.
Distribution
Les produits distribués dans le pays le sont généralement grâce à la présence des acheteurs sur les salons européens (Allemagne, Italie, France).
La maroquinerie sud-africaine n'a pas un réseau de distribution indépendant : le haut de gamme et le luxe parviennent à imposer un réseau propre et des franchises, notamment en proposant des produits italiens. Ce mode de diffusion devrait s'accroître.
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Evolution des ventes d'articles de maroquinerie depuis 1990
(en milliers de Rands)
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| source : PEE |
Renseignements pratiques
Les articles de maroquinerie voient leurs droits de douane fixés à 30 %.
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La filière cuir sud-africaine à un avenir incertain. Malgré les difficultés concernant la chaussure et la
maroquinerie, la filière se développe en amont, notamment avec les éleveurs d'animaux "exotiques"(autruche) et le secteur de la peau brute.
Ainsi, de l'élevage à la commercialisation (en passant par des intermédiaires de promotion), une organisation valorise ce type de peau. De même, le cuir automobile est une spécialité du pays, qui peut présenter un débouché intéressant, et proposer un point d'ancrage solide pour le continent.
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Filière cuir locale :
SAFLIA South Africa Footwear and Leather Industries Association
PO Box 40055 6065 Walmer - Port Elizabeth South Africa
Tél. : (27 41) 581 0107 Fax : (27 41) 581 8934
Email : footfediafrica.com
Department of Trade and Industry Directorate Textiles, Clothing and Footwear
PO Box X84 15th Floor Fedlife Building Church- and Prinsloo Streets Pretoria
Tél. : (27 12) 310 9679 Fax: (27 12) 320 5842
Email : khouse@dti.pwv.gov.za
Sources d'informations disponibles sur internet :
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Sources :
Synthèse réalisée à partir de documents des PEE d'Afrique du Sud.
Une étude de marché est en vente auprès des PEE : "Le textile, l'habillement et la maroquinerie en Afrique du Sud " (121,95 € HT/ 800 F HT).
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